La broderie traditionnelle islandaise (2)

dimanche 7 septembre 2008

La broderie islandaise traditionnelle utilise beaucoup de points que nous appelons « points spéciaux »  ou « points d’agrément ».

 

Par exemple, le point d’oeillet algérien* est souvent utilisé comme point de base d’un ouvrage ; ici, une partie d’un coussin :

 

 Lorsque le point forme un carré (a et b), il s’appelle point d’oeillet; mais lorsqu’il forme un losange (c et d), son nom est point de diamant !

Cette broderie date du XVIIIe ou du début du XIXe siècle. Elle est réalisée en laine sur une toile de laine.

 

* En anglais: eye stitch, et en islandais : augnsaumur (auga = oeil – saumur = point)

 

On trouve une variante du point de chausson, le point grec *, dans beaucoup de broderies islandaises. Par exemple, dans un dessus-de-lit du XVIIe siècle, fourni au siège épiscopal de Hólar, au nord du pays :

   

et un detail :

 

 

 Le point est réalisé horizontalement, verticalement ou en diagonale.

 

Plus récemment, au XIXe siècle, on tricotait des moufles avec de superbes motifs brodés au point grec :  

* En anglais : long armed stitch ou « old cross stitch », et en islandais gamli krosssaumurinn (gamli < gamall = vieux – krossaumurinn = point de croix).

 

  Avec cette petite partie de dessus-de-lit en laine (XVIIe ou XVIIIe siècle), nous découvrons l’utilisation du point florentin, qui est très simple à broder, en particulier pour des motifs en forme de losange  :

 

Quelques points encore sont utilisés dans cette superbe broderie traditionnelle islandaise.

Je reviendrai pour vous les présenter  !

 

Comme je vous l’ai promis, je vais vous détailler un peu le magnifique livre que j’ai trouvé à Reykjavik, dans une grande librairie :

Vous l’imaginez sans doute, les premières broderies avaient pour sujet des scènes religieuses chrétiennes,  sachant que le christianisme en Islande est attesté avant les débuts de la colonisation de l’île (874 : le viking Norvégien Ingolfr Arnarson, banni de son pays, commença la colonisation) . Minoritaire dans un premier temps, il devint religion d’Etat en 999, lors de la conversion votée au Parlement, dans le site de Thingvellir.

Voici un des plus anciens « devant d’autel » retrouvés, datant de la fin du moyen âge …

… et celui-ci, datant d’environ 1500 !  

L’influence irlandaise, donc celte, est bien présente dans les motifs islandais. Cela s’explique par le fait que l’Islande a été découverte au VIIIe siècle par des moines irlandais, qui recherchaient des lieux isolés. Ils furent chassés ou réduits en esclavage par les vikings, dès 874. Seuls quelques Irlandais devinrent des propriétaires terriens.

 Voici encore un exemple de devant d’autel, datant lui aussi du début du XVIe siècle. On remarque les lettres et les entrelacs celtiques entre les différents panneaux brodés de personnages.

Ainsi, la broderie traditionnelle islandaise est largement caractérisée par des motifs ronds ou polygonaux, contenant une grande variété de sujets animaux et végétaux, de scènes de chasse ou bibliques.

Je vous en montrerai plein d’exemples ! Encore juste celui-ci pour aujourd’hui :  Il s’agit de deux pages d’un livre manuscrit de motifs, sjónabók, du nord de l’Islande. Ce livre date du XVIIe siècle et, pour vous donner une idée, une page mesure 18.5 cm de haut et 15 cm de large !

 

 

C’est le dernier jour …

vendredi 8 août 2008

          Nous n’avons que peu de photos du repas de mariage, tant nous étions occupés à discuter et à rire ! Juste une vue de la tablée …

Puis nous sommes rentrés à l’auberge de jeunesse de Stykkishólmur, sous une pluie battante  dans une lumière crépusculaire. C’est la seule fois que j’ai conduit, et cela m’a beaucoup impressionné : une grosse heure de route sous la pluie, presque de jour à 2 heures du matin, sans voir âme qui vive ni sur la route, ni alentour, pas de vilage, pas de maison ……

Et voici notre dernier jour islandais arrivé ; le réveil est plus difficile pour certains  que pour d’autres !

Nous nous rendons au port entre deux averses et sous un vent force 3 ou 4 !

En cette journée, le but sera de revenir à Reykjavik (environ 150 km), d’y faire un peu de shopping pour ceux qui en ont envie, d’aller au Blue Lagoon et de passer le temps jusqu’à minuit, heure de notre envol pour Genève.

 ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

A la capitale, j’ai cherché une grande librairie, pour acheter quelques livres sur les Trolls d’une part, et sur la broderie traditionnelle en Islande d’autre part.

J’ai trouvé trois ouvrages : un sur les Trolls, dont je vous ai déjà donné un aperçu, un sur la légende des Treize Lutins de Noël et un sur la broderie traditionnelle avec force explications, illustrations et même quelques grilles des motifs classiques.

De ces deux derniers livres, j’aurai l’occasion de vous en reparler bientôt   😉

♣ ♣ ♣ ♣ ♣ 

En fin d’après-midi, vers 18h, nous sommes entrés dans le fameux site du Blue Lagoon :

Le temps est exécrable, le vent souffle toujours et une bruine dense nous transperce !

Je me suis réfugiée à l’intérieur, où il y a une grande cafétéria avec vue sur les bassins naturels. L’eau est entre 35° et 40° selon l’endroit où l’on se trouve …

Manon est venue me faire un petit coucou et me montre ce sur quoi elle marche …  Cette boue est traitée et utilisée pour fabriquer de nombreux produits pour l’entretien du corps, et vendus dans l’enceinte des bains du Blue Lagoon, et dans plusieurs succursales dans le Nord de l’Europe et aux Etats-Unis.

Et voilà que son mari vient vite la rejoindre !   

Vers 21 heures, nous quittons cet endroit magique pour aller rendre les voitures à l’agence de l’aéroport, puis enregistrer nos bagages … le moral descend …

 Le départ est prévu pour 0h25 … mais nous ne décollons que trente minutes plus tard. Trente minutes de plus sur le sol islandais à déjà regretter de le quitter !!!

Dans l’avion la fatigue prend le dessus …

Trois heures trois quarts plus tard (= 6h10, heure locale), nous attterrissons à Genève, le dimanche matin : il n’y a presque personne. Nous récupérons assez rapidement nos bagages et nous nous consultons pour savoir si tout le monde a un moyen de transport pour rentrer chez soi …

Nous traversons le grand aérogare et passons devant le café-pâtisserie « Martel », où nous nous étions donné rendez-vous le 5 juillet à 19 heures, avant d’aller enregistrer nos bagages …… 😉

… et nous nous quittons, une larme cachée au coin de l’oeil en nous promettant de nous écrire des e-mails le plus vite possible et échanger nos photos !

 ♥ ♥ ♥

Je pense pouvoir dire, sans trop me tromper, que chacun, à ce moment précis du retour chez soi, imagine déjà quand et comment il retournera dans ce pays splendide où la nature règne en maître et nous apporte tant de joie à admirer même la petite brindille la plus modeste …

 

Merci à Manon et Chris de nous avoir entraînés dans ce superbe voyage ;

merci à Guillaume d’avoir tout organisé et de si belle façon ;

merci à François pour sa présence constante ;

merci à Isabelle pour son rire communicatif ;

merci à Virginie, Florian et Jacot pour leur énergie et leur bonne humeur !

 

 

Et vendredi …?

dimanche 3 août 2008

           Vendredi matin, le 11 juillet, le jour « J », branle-bas de combat !!! Comme par hasard, plus personne ne traîne pour le petit-déjeuner, les valises sont bouclées avant d’avoir eu le temps de le dire, ou presque : avant 10h nous sommes sur la route.

 

          Je m’en rappelle bien, parce qu’à Blönduós se trouve le seul  du pays, et il ouvre à 10h ! Un dépliant me permet de rêver d’y aller une autre fois … si autre fois il y aura   😉

Le musée se trouve ici  et voici ce que l’on peut découvrir : des costumes traditionnels, des tentures un métier à tisser et même un carreau de dentellière !

 

Nous avons environ 200 km à parcourir pour nous rendre à l’auberge de jeunesse de Stykkishólmur où nous nous préparerons pour le mariage qui aura lieu à 17h à Búðir !

Búðir est un hameau-hôtel situé sur la péninsule de Snæffelsnes à l’ouest du pays :

Malgré notre entrain à partir, nous savons que nous ne devons pas arriver avant 14h à Stykkishólmur. Nous prenons le temps de faire quelques photos sur la côte nord du Snaefellsnes.  Vous remarquerez peut-être que pour la première fois du voyage, de vilains gros nuages sont là dès le matin ……

 

A 13h45 nous nous présentons à la porte de l’auberge de jeunesse !!! On nous installe : les mariés dans une chambre rien que pour eux, six d’entre nous dans un dortoir et une personne dans le bureau de la réceptionniste.

Sous l’oeil amusé et curieux des autres locataires de l’auberge, nous nous changeons : costumes pour les messieurs et beaux vêtements (… un peu froissés) pour les dames. Et les mariés, qui transportent depuis Genève leurs beaux atours dans de grandes housses, nous apparaissent à nouveau comme dans un conte de fée !

A 15h30 tout le monde est prêt, et nous embarquons dans les voitures pour nous rendre à Búðir par la route qui fait le tour de la péninsule !

Après une bonne heure de route nous voici arrivés :

Le ciel est couvert, le vent souffle par bourrasques et il ne fait pas plus de 10° … !

 Christopher attend sa promise …  et l’accueille !  

François va conduire sa fille dans l’église  où se trouvent déjà le marié et les deux témoins !  Manon s’assied à côté de Florian. 

 Le (la ?) pasteur lit l’acte de mariage et Chris passe l’alliance au doigt de Manon  et Manon passe l’alliance au doigt de Chris !  Enfin « la » pasteur scelle leur union,  et donne sa bénédiction  

Cette fois, Manon est mariée « complètement » : c’est quand-même émouvant …  Belle-maman essuie une petite larme … de bonheur !

 Je tiens à préciser qu’il fait toujours aussi froid, que le vent est presque glacial, et que, parce qu’elle est arrivée à cheval, Manon est pieds nus …  (les chaussures l’attendent dans la voiture !)

 C’est la séance photos traditionnelles avec les Papas d’abord,

  puis avec les amis !  Mais où sont passées les Mamans … ?

 

Elles préparent les flûtes à champagne afin de boire au bonheur de nos tourtereaux     avec « la » pasteur (luthérienne) et son mari  ainsi que la famille et les amis  

 

Puis, nous nous rendons à l’hôtel du hameau  pour y déguster un excellent repas et passer une soirée inoubliable !

Merci à vous, « nos mariés », et soyez heureux toute votre vie !!!

 

 

 

Mercredi suite et jeudi …

samedi 2 août 2008

                       Non loin du site du Námafjall, nous découvrons une usine électrique géothermique comme il en existe à travers tout le pays ! La chance de l’Islande est qu’elle est assise sur sa source de chaleur ! Tout le pays est chauffé entièrement par son sous-sol en ébullition !

 

          Après avoir admiré ce lieu lunaire, et supporté les relents sulfuriques des entrailles de la terre, nous nous sommes dirigés vers Akureyri, deuxième ville d’Islande et appelée la « capitale du Nord ». Comme nous n’avons pas de photos, je vous propose d’en voir ici .

Mais en chemin, un peu au Nord-Est d’Akureyri, nous avions rendez-vous avec l’histoire du christianisme en Islande :

« on raconte qu’en l’an 1000, le chef de la région de Ljósavatn et « Diseur de la loi » à l’Althing (Parlement visité lundi) nommé Thorgeir, auquel incombait la lourde responsabilité de décider si les Islandais devaient adopter le christianisme, fit accepter à ses compatriotes la nouvelle religion. Une fois rentré chez lui, il précipita les effigies de ses divinités païennes dans la cascade. Le nom de Godafoss (la Chute des Dieux) proviendrait de cet événement. »

La cascade fait 12 mètres de haut et se trouve sur Skjálfandafljót, la quatrième rivière du pays avec ses 180 km de long.

N’est-ce pas somptueux ?

Nous avons dormi à Akureyri et le jeudi, nous devions rallier Blönduós (voir ci-dessus, à l’ouest d’Akureyri), pour nous rapprocher du lieu du mariage !!!!!

Nous avons longé une partie de « Eyjafjordur », au fond duquel se trouve Akureyri, et nous avons visité la ferme ancienne de Laufás, dont les maisons coiffées de tourbe, une des particularités de l’Islande, sont parfaitement conservées.

 Est-ce que notre gendre arrivera à entrer … ?  😉

Pourquoi deux personnes sont-elle accroupies dans l’herbe … ? Regardez …  Une toute petite chatte soyeuse, câline, adorable était ravie de recevoir nos carresses  🙂

Sur ce dépliant, on voit une église : elle est construite en bois et tourbe et est un musée comme la ferme. Sur la façade est de l’église se trouve un des plus anciens sorbiers d’Islande : il a été planté en 1855 !  

 Voici le plan de la ferme. L’entrée se trouve au n° 7

Le hameau de Laufás a été consruit au milieu du XIXe siècle pour servir de dépendance paroissiale. Il appartient maintenant à l’Etat. Il a été conservé dans son style original typiquement islandais et compte parmi les plus jolies fermes.

Le hameau comptait une population moyenne de 20 à 30 personnes. En effet, de par sa taille, il nécessitait une abondante main-d’oeuvre. La pêche et le ramassage du plumage des eider (Somateria mollissima)  procuraient à la paroisse un surcroît de revenu appréciable.

De nombreux objets d’époque sont rassemblés dans les différentes pièces de cette ferme, afin de donner un aperçu réaliste de l’habitat.

Grâce à des cartes postales achetées, je peux vous montrer un hôte très connu du nord de l’Islande en été, mais que malheureusement nous n’avons pas rencontré …

… un des emblèmes de L’Islande, le macareux

qui s’appelle loundi  là-bas !

Il niche le long des grandes falaises du Nord 

Et jusqu’à notre point de chute du soir, nous admirons les magnifiques paysages,  des champs recouverts de linaigrettes (Eriophorum angustifolium),  des chevaux multicolores  

 Après ce beau voyage, très varié et riche en histoire, nous nous endormons à Blönduós !

 

 

Mercredi 9 juillet

lundi 28 juillet 2008

Après avoir pris un solide petit-déjeuner et rendu les clés des bungalows, nous nous dirigeons à nouveau vers le Lac Mývatn, dont nous ferons le tour dans la journée tout en visitant des sites brûlants, odorants et somptueux à quelques kilomètres du lac.

Voici comment nous avons vu Mývatn en début d’après-midi !  Une première vue sur un des nombreux pseudo-cratères qui jalonnent cette région ! 

 D’abord un peu à distance …

… une zone marécageuse !

 Puis, à un endroit au bord du lac, une promenade est aménagée, d’où l’on surplombe l’eau si transparente …

et d’où l’on admire les îlots volcaniques.

Notre promenade nous emmène dans une végétation luxuriante  au-delà de laquelle la vue est toujours aussi belle ! Je vous laisse admirer …

De là, nous sommes partis en direction du Nord-Est  pour découvrir la région du volcan Krafla : c’est un volcan central avec beaucoup de cratères dans la région du lac Mývatn. Nous visiterons l’un de ces cratères, après avoir vu le site de Námafjall.

Quand je vous disais qu’il fallait vous munir d’un petit foulard pour y enfouir votre nez, c’était justement pour la visite qui suit :

 au pied de la montagne Námafjall  le sol est complètement désolé, la croûte terrestre est très mince, et l’activité du sous-sol affleure par des solfatares, des marmites de boue bouillonnantes, des fumerolles !

Une solfatare est un type de terrain géologique où se dégage, par des fissures, de la vapeur d’eau contenant de l’hydrogène sulfuré. On nomme aussi solfatares les dépôts de soufre résultant de ces dégagements gazeux.

Non seulement le pied de la montagne éructe de tous les côtés, mais la montagne elle-même est truffée de trous et de fissures par lesquelles s’échappent également des fumerolles …

En face de nous, le parking d’où nous pouvons venir regarder ces curiosités mouvementées et sentant l’oeuf pourri à cause du soufre … ,

 ici, une marmite,

 là, des fumerolles et des résidus de soufre (jaunes) !

Autant vous dire qu’avec toutes ces émanations de gaz, l’odeur est par moment insoutenable, particulièrement lorsque du vent vous envoie les fumerolles en plein visage !!!!!

 

Je vous garde le reste des émotions de la journée pour le prochain « épisode »  😉

 Bonne soirée !

 

Regardez la belle surprise !!!

samedi 26 juillet 2008

Soazic me l’avait dit, les trolls islandais l’ont inspirée … mais à ce point-là je ne m’y attendais pas du tout, regardez plutôt sur son blog, vous m’en direz des nouvelles  😉

 

 

Mardi 6 juillet !

samedi 26 juillet 2008

C’est avec un temps magnifique, mais un vent assez fort et frais, que nous nous levons; et en attendant que tout le monde soit debout, quelques petites croix au coin d’une table : il est 10h30 …

 

Nous chargeons nos véhicules et démarrons. Nous reprenons la piste Sprengisandur en direction du nord, en direction de « la civilisation » ! Vers 13h, un point s’impose : nous sommes toujours au milieu de nulle part, sur la Lune peut-être ……  

La premièe visite de la journée sera pour les chutes d’Aldeyjarfoss  et ses orgues ! C’est la fin de la route 26, la fin du désert … 

Ce n’est pas tout à fait la Lune quand-même : nous rencontrons des moutons, presque toujours par trois (la maman et ses deux petits), et presqu’à tous les tournants de la route …

 

 Vers 16h30 nous arrivons au fameux Lac Myvatn (my = mouches – vatn = lac), au centre-nord du pays.

Entre aujourd’hui et demain, nous en ferons le tour et nous visiterons des lieux magnifiques et surprenants !

 

Comme ce pseudo-cratère, sommet du cratère d’explosion Hverfjall ! d’où l’on a une très belle vue sur le lac

 

Dimmuborgir est un champ de lave près du Lac Mivatn, et signifie « châteaux sombres « . Cela est dû aux formations de lave en forme de colonnes.   Photo Commons

Ici, on voit ce qui est s’appelle Kirkjan, « La Cathédrale » : 

Près de ce Lac Myvatn, il  y a également une faille appelée « médio Atlantique ». Elle présente, entre autres, une caverne dans laquelle on peut se glisser et tout au fond on trouve de l’eau à 50°C, mais attention, ça brûle !!! C’est Grjotagja !

 Photo Doug

 

Vers 20h30 nous arrivons, bien fatigués à notre hébergement, qui se situe à Stöng, où nous sommes à nouveau répartis dans deux petits chalets, face à la lande qui s’étend loin, loin, loin …

Photo Guesthouse Stöng   La lande dans la région du Lac Myvatn

 

Pour la prochaine excursion, celle du mercredi, il vous faudra vous munir d’un petit foulard à vous coller sur le nez … l’air sera par moment « délicat » à respirer   😉

 

 

 

On va se coucher !!!

vendredi 25 juillet 2008

Le nom des fameuses chutes n’a pas encore reparu (sans doute ce soir ou demain), je vous en mets quand-même les photos et j’ajouterai le titre dès que je l’aurai  🙂

  Imaginez que toute l’eau déversée par la cascade s’en va par des gorges assez sérrées qui commencent tout de suite en bas à gauche de ces photos !

Edit samedi 26 juillet : ça y est, j’ai le nom !!! C’est Fagrifoss, « belles chutes » en français, sur la rivière Kaldakvisl  🙂

Et quelques mètres plus loin, contre une paroi de ces gorges, l’on découvre des orgues basaltiques dont on dirait une sculpture plutôt que le résultat du chaos de la terre après une irruption volcanique !

Vous me direz pourquoi faire tout ce grand voyage pour découvrir des orgues basaltiques, alors qu’à une vingtaine de kilomètres de chez moi, voici ce que l’on trouve :

  ce sont les orgues d’Espaly St-Marcel, à côté du Puy-en-Velay ! La structure en prisme résulte du refroidissement de la lave crachée par les volcans (ici d’Auvergne) !

 

Pour finir ce beau lundi dans la minéralité du désert de l’Islande, nous longeons encore un beau petit lac  et nous constatons que l’eau exhale tant de vapeurs de soufre, que la végétation alentours en est vert fluo !  

Et nous arrivons à Laugafell « Le Mont du Bain », il est 22h !  Ce soir nous dormirons dans ce refuge, conçu pour recevoir 12 personnes. En bas se trouvent les sanitaires, et voici le haut  où nous ronflerons tous côte à côte sur les matelas à même le sol !!!

Avant cela, presque tous sont allés se baigner dans la piscine d’eau chaude naturelle (~ 35°) et en ont bien  profité !   Je vous rappelle qu’il est 23h10  😉

Puis nous avons mangé  et constaté qu’à 1h10 du matin, il fait toujour clair !!!

Cette nuit-là le soleil s’est couché à 1h25 ! 

Le Plateau de Laugafell, le plus haut d’Islande, va vivre sa nuit de quatre petites heures, illuminé par le soleil qui frise l’horizon …

 

N’ayant pu continuer à vous montrer notre voyage du fait d’un nom de cascade manquant, je vous propose de commencr à découvrir le monde des Trolls ! 

 

Les Islandais ont toujours décrit les Trolls comme des ogres malfaisants. En fait, les Trolls étaient redoutés pour la force prodigieuse et la taille gigantesque dont ils sont dotés.

 

Avec celà en tête, il est facile de comprendre pourquoi les Islandais inventent des histoires si négatives au sujet des ces Trolls fondamentalement inoffensifs et si attachants !

 

Après avoir eu des déboires, lors de leur première rencontre avec Ingólfur et ses comparses, il y a plusieurs siècles, les Trolls islandais devinrent plus inquiets de rencontrer des humains que des humains rencontrer des Trolls !!

 

De nos jours, un Troll sain d’esprit ne s’aventurera hors de sa grotte qu’avec d’extrêmes précautions – et encore à la faveur de l’obscurité !

 

On a souvent dit que les Trolls ont un désagréable sens de l’humour. Cela est en fait basé sur l’interpréttion erronée d’un amical sourire troll.

 

 La plupart des femmes trolls se présente ainsi habituellement, et il peut être souvent difficile de dire si une femme est enceinte ou non. La grossesse est estimée 5 fois plus longue que chez les humains !

 

Tailles comparées à différents niveaux du développement de l’enfance. L’enfant troll a environ 10 années humaines, le bébé humain a environ 6 mois …

 

 Les enfants trolls prennent tout autant de plaisir à dormir que les adultes. Chez eux cependant, il s’agit plus d’une distraction en commun. Ils adorent se pelotonner en grands tas reniflants et ronflants, fameuse source de divertissement pour les aînés dotés d’un solide sens de l’humour !

 

Enfin, comme il est 3h15 du matin et que la lune est encore là, je vous offre une amulette qui, même si elle ressemble au soleil, est en fait une représentation de la pleine lune, puissante source naturelle d’énergie pour les Trolls !